Les Chroniques de Trinity

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vendredi 30 septembre 2011

Shlomo Sand : l’exil du peuple juif est un mythe


L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien.
Parmi la profusion de héros nationaux que le peuple d’Israël a produits au fil des générations, le sort n’aura pas été favorable à Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l’Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu’elle fût une fière juive, peu d’Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l’ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l’armée musulmane qui envahissait le nord de l’Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d’une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle.
D’après l’historien Shlomo Sand, auteur du livre « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (aux éditions Resling – en hébreu), la tribu de la reine ainsi que d’autres tribus d’Afrique du Nord converties au judaïsme sont l’origine principale à partir de laquelle s’est développé le judaïsme séfarade. Cette affirmation, concernant les origines des Juifs d’Afrique du Nord à partir de tribus locales qui se seraient converties – et non à partir d’exilés de Jérusalem – n’est qu’une composante dans l’ample argumentation développée dans le nouvel ouvrage de Sand, professeur au département d’Histoire de l’Université de Tel Aviv.
Dans ce livre, Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines. Non seulement les Juifs d’Afrique du Nord descendraient pour la plupart de païens convertis, mais aussi les Juifs yéménites (vestiges du royaume Himyarite, dans la péninsule arabique, qui s’était converti au judaïsme au quatrième siècle) et les Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est (des réfugiés du royaume khazar converti au huitième siècle).
A la différence d’autres « nouveaux historiens » qui ont cherché à ébranler les conventions de l’historiographie sioniste, Shlomo Sand ne se contente pas de revenir sur 1948 ou sur les débuts du sionisme, mais remonte des milliers d’années en arrière. Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. D’après Sand, chez certains penseurs sionistes, cette conception mythique des Juifs comme peuple ancien conduit à une pensée réellement raciste : « Il y a eu, en Europe, des périodes où, si quelqu’un avait déclaré que tous les Juifs appartenaient à un peuple d’origine non juive, il aurait été jugé antisémite séance tenante. Aujourd’hui, si quelqu’un ose suggérer que ceux qui sont considérés comme juifs, dans le monde (…) n’ont jamais constitué et ne sont toujours pas un peuple ni une nation, il est immédiatement dénoncé comme haïssant Israël » (p. 31).
D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque – par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes – afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81).
Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l’approche de Sand ? « Dans l’Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d’origine juive, influencés par le caractère ‘volkiste’ du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple « rétrospectivement », avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l’historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l’histoire du judaïsme comme l’histoire d’un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. »

Entretien

Shlomo Sand, historien du 20e siècle, avait jusqu’à présent étudié l’histoire intellectuelle de la France moderne (dans son livre « L’intellectuel, la vérité et le pouvoir », Am Oved éd., 2000 – en hébreu), et les rapports entre le cinéma et l’histoire politique (« Le cinéma comme Histoire », Am Oved, 2002 – en hébreu). D’une manière inhabituelle pour des historiens de profession, il se penche, dans son nouveau livre, sur des périodes qu’il n’avait jamais étudiées – généralement en s’appuyant sur des chercheurs antérieurs qui ont avancé des positions non orthodoxes sur les origines des Juifs.

En fait, l’essentiel de votre livre ne s’occupe pas de l’invention du peuple juif par le nationalisme juif moderne mais de la question de savoir d’où viennent les Juifs.

« Mon projet initial était de prendre une catégorie spécifique de matériaux historiographiques modernes, d’examiner comment on avait fabriqué la fiction du peuple juif. Mais dès que j’ai commencé à confronter les sources historiographiques, je suis tombé sur des contradictions. Et c’est alors ce qui m’a poussé – je me suis mis au travail, sans savoir à quoi j’aboutirais. J’ai pris des documents originaux pour essayer d’examiner l’attitude d’auteurs anciens – ce qu’ils avaient écrit à propos de la conversion. »

Des spécialistes de l’histoire du peuple juif affirment que vous vous occupez de questions dont vous n’avez aucune compréhension et que vous vous fondez sur des auteurs que vous ne pouvez pas lire dans le texte.

« Il est vrai que je suis un historien de la France et de l’Europe, et pas de l’Antiquité. Je savais que dès lors que je m’occuperais de périodes anciennes comme celles-là, je m’exposerais à des critiques assassines venant d’historiens spécialisés dans ces champs d’étude. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas en rester à un matériel historiographique moderne sans examiner les faits qu’il décrit. Si je ne l’avais pas fait moi-même, il aurait fallu attendre une génération entière. Si j’avais continué à travailler sur la France, j’aurais peut-être obtenu des chaires à l’université et une gloire provinciale. Mais j’ai décidé de renoncer à la gloire. »
« Après que le peuple ait été exilé de force de sa terre, il lui est resté fidèle dans tous les pays de sa dispersion et n’a pas cessé de prier et d’espérer son retour sur sa terre pour y restaurer sa liberté politique » : voilà ce que déclare, en ouverture, la Déclaration d’Indépendance. C’est aussi la citation qui sert de préambule au troisième chapitre du livre de Shlomo Sand, intitulé « L’invention de l’Exil ». Aux dires de Sand, l’exil du peuple de sa terre n’a en fait jamais eu lieu.
« Le paradigme suprême de l’envoi en exil était nécessaire pour que se construise une mémoire à long terme, dans laquelle un peuple-race imaginaire et exilé est posé en continuité directe du « Peuple du Livre » qui l’a précédé », dit Sand ; sous l’influence d’autres historiens qui se sont penchés, ces dernières années, sur la question de l’Exil, il déclare que l’exil du peuple juif est, à l’origine, un mythe chrétien, qui décrivait l’exil comme une punition divine frappant les Juifs pour le péché d’avoir repoussé le message chrétien. « Je me suis mis à chercher des livres étudiant l’envoi en exil – événement fondateur dans l’Histoire juive, presque comme le génocide ; mais à mon grand étonnement, j’ai découvert qu’il n’y avait pas de littérature à ce sujet. La raison en est que personne n’a exilé un peuple de cette terre. Les Romains n’ont pas déporté de peuples et ils n’auraient pas pu le faire même s’ils l’avaient voulu. Ils n’avaient ni trains ni camions pour déporter des populations entières. Pareille logistique n’a pas existé avant le 20e siècle. C’est de là, en fait, qu’est parti tout le livre : de la compréhension que la société judéenne n’a été ni dispersée ni exilée. »

Si le peuple n’a pas été exilé, vous affirmez en fait que les véritables descendants des habitants du royaume de Judée sont les Palestiniens.

« Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que « la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays ». »

Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?

« Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs. On peut supposer que beaucoup de Juifs apparus autour de la mer Méditerranée sont devenus chrétiens. Mais alors, le judaïsme commence à diffuser vers d’autres régions païennes – par exemple, vers le Yémen et le Nord de l’Afrique. Si le judaïsme n’avait pas filé de l’avant à ce moment-là, et continué à convertir dans le monde païen, nous serions restés une religion totalement marginale, si même nous avions survécu. »

Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que les Juifs d’Afrique du Nord descendent de Berbères convertis ?

« Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes avaient pu apparaître en Espagne. J’ai alors vu que Tariq Ibn-Ziyad, commandant suprême des musulmans qui envahirent l’Espagne, était berbère et que la majorité de ses soldats étaient des Berbères. Le royaume berbère juif de Dahia Al-Kahina n’avait été vaincu que 15 ans plus tôt. Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d’Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d’Espagne, c’étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme. »
Aux dires de Sand, l’apport démographique le plus décisif à la population juive dans le monde s’est produit à la suite de la conversion du royaume khazar – vaste empire établi au Moyen-âge dans les steppes bordant la Volga et qui, au plus fort de son pouvoir, dominait depuis la Géorgie actuelle jusqu’à Kiev. Au 8e siècle, les rois khazars ont adopté la religion juive et ont fait de l’hébreu la langue écrite dans le royaume. A partir du 10e siècle, le royaume s’est affaibli et au 13e siècle, il a été totalement vaincu par des envahisseurs mongols et le sort de ses habitants juifs se perd alors dans les brumes.
Shlomo Sand revisite l’hypothèse, déjà avancée par des historiens du 19e et du 20e siècles, selon laquelle les Khazars convertis au judaïsme seraient l’origine principale des communautés juives d’Europe de l’Est. « Au début du 20e siècle, il y a une forte concentration de Juifs en Europe de l’Est : trois millions de Juifs, rien qu’en Pologne », dit-il ; « l’historiographie sioniste prétend qu’ils tirent leur origine de la communauté juive, plus ancienne, d’Allemagne, mais cette historiographie ne parvient pas à expliquer comment le peu de Juifs venus d’Europe occidentale – de Mayence et de Worms – a pu fonder le peuple yiddish d’Europe de l’Est. Les Juifs d’Europe de l’Est sont un mélange de Khazars et de Slaves repoussés vers l’Ouest. »

Si les Juifs d’Europe de l’Est ne sont pas venus d’Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ?

« Les Juifs formaient, à l’Est, une couche sociale dépendante de la bourgeoisie allemande et c’est comme ça qu’ils ont adopté des mots allemands. Je m’appuie ici sur les recherches du linguiste Paul Wechsler, de l’Université de Tel Aviv, qui a démontré qu’il n’y avait pas de lien étymologique entre la langue juive allemande du Moyen-âge et le yiddish. Le Ribal (Rabbi Yitzhak Bar Levinson) disait déjà en 1828 que l’ancienne langue des Juifs n’était pas le yiddish. Même Ben Tzion Dinour, père de l’historiographie israélienne, ne craignait pas encore de décrire les Khazars comme l’origine des Juifs d’Europe de l’Est et peignait la Khazarie comme la « mère des communautés de l’Exil » en Europe de l’Est. Mais depuis environ 1967, celui qui parle des Khazars comme des pères des Juifs d’Europe de l’Est est considéré comme bizarre et comme un doux rêveur. »

Pourquoi, selon vous, l’idée d’une origine khazar est-elle si menaçante ?

« Il est clair que la crainte est de voir contester le droit historique sur cette terre. Révéler que les Juifs ne viennent pas de Judée paraît réduire la légitimité de notre présence ici. Depuis le début de la période de décolonisation, les colons ne peuvent plus dire simplement : « Nous sommes venus, nous avons vaincu et maintenant nous sommes ici » – comme l’ont dit les Américains, les Blancs en Afrique du Sud et les Australiens. Il y a une peur très profonde que ne soit remis en cause notre droit à l’existence. »
Cette crainte n’est-elle pas fondée ?
« Non. Je ne pense pas que le mythe historique de l’exil et de l’errance soit la source de ma légitimité à être ici. Dès lors, cela m’est égal de penser que je suis d’origine khazar. Je ne crains pas cet ébranlement de notre existence, parce que je pense que le caractère de l’Etat d’Israël menace beaucoup plus gravement son existence. Ce qui pourra fonder notre existence ici, ce ne sont pas des droits historiques mythologiques mais le fait que nous commencerons à établir ici une société ouverte, une société de l’ensemble des citoyens israéliens. »

En fait, vous affirmez qu’il n’y a pas de peuple juif.

« Je ne reconnais pas de peuple juif international. Je reconnais un « peuple yiddish » qui existait en Europe de l’Est, qui n’est certes pas une nation mais où il est possible de voir une civilisation yiddish avec une culture populaire moderne. Je pense que le nationalisme juif s’est épanoui sur le terreau de ce « peuple yiddish ». Je reconnais également l’existence d’une nation israélienne, et je ne lui conteste pas son droit à la souveraineté. Mais le sionisme, ainsi que le nationalisme arabe au fil des années, ne sont pas prêts à le reconnaître.
« Du point de vue du sionisme, cet Etat n’appartient pas à ses citoyens, mais au peuple juif. Je reconnais une définition de la Nation : un groupe humain qui veut vivre de manière souveraine. Mais la majorité des Juifs dans le monde ne souhaite pas vivre dans l’Etat d’Israël, en dépit du fait que rien ne les en empêche. Donc, il n’y a pas lieu de voir en eux une nation. »

Qu’y a-t-il de si dangereux dans le fait que les Juifs s’imaginent appartenir à un seul peuple ? Pourquoi serait-ce mal en soi ?

« Dans le discours israélien sur les racines, il y a une dose de perversion. C’est un discours ethnocentrique, biologique, génétique. Mais Israël n’a pas d’existence comme Etat juif : si Israël ne se développe pas et ne se transforme pas en société ouverte, multiculturelle, nous aurons un Kosovo en Galilée. La conscience d’un droit sur ce lieu doit être beaucoup plus souple et variée, et si j’ai contribué avec ce livre à ce que moi-même et mes enfants puissions vivre ici avec les autres, dans cet Etat, dans une situation plus égalitaire, j’aurai fait ma part.
« Nous devons commencer à œuvrer durement pour transformer ce lieu qui est le nôtre en une république israélienne, où ni l’origine ethnique, ni la croyance n’auront de pertinence au regard de la Loi. Celui qui connaît les jeunes élites parmi les Arabes d’Israël, peut voir qu’ils ne seront pas d’accord de vivre dans un Etat qui proclame n’être pas le leur. Si j’étais Palestinien, je me rebellerais contre un tel Etat, mais c’est aussi comme Israélien que je me rebelle contre cet Etat. »

La question est de savoir si, pour arriver à ces conclusions-là, il était nécessaire de remonter jusqu’au royaume des Khazars et jusqu’au royaume Himyarite.

« Je ne cache pas que j’éprouve un grand trouble à vivre dans une société dont les principes nationaux qui la dirigent sont dangereux, et que ce trouble m’a servi de moteur dans mon travail. Je suis citoyen de ce pays, mais je suis aussi historien, et en tant qu’historien, j’ai une obligation d’écrire de l’Histoire et d’examiner les textes. C’est ce que j’ai fait. »

Si le mythe du sionisme est celui du peuple juif revenu d’exil sur sa terre, que sera le mythe de l’Etat que vous imaginez ?

« Un mythe d’avenir est préférable selon moi à des mythologies du passé et du repli sur soi. Chez les Américains, et aujourd’hui chez les Européens aussi, ce qui justifie l’existence d’une nation, c’est la promesse d’une société ouverte, avancée et opulente. Les matériaux israéliens existent, mais il faut leur ajouter, par exemple, des fêtes rassemblant tous les Israéliens. Réduire quelque peu les jours de commémoration et ajouter des journées consacrées à l’avenir. Mais même aussi, par exemple, ajouter une heure pour commémorer la « Nakba », entre le Jour du Souvenir et la Journée de l’Indépendance. »

Note :
Shlomo Sand est né en 1946 à Linz (Autriche) et a vécu les deux premières années de sa vie dans les camps de réfugiés juifs en Allemagne. En 1948, ses parents émigrent en Israël, où il a grandi. Il finit ses études supérieures en histoire, entamées à l’université de Tel-Aviv, à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Il a notamment publié en français : « L’Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900 » (La Découverte, 1984), « Georges Sorel en son temps », avec J. Julliard (Seuil, 1985), « Le XXe siècle à l’écran » (Seuil, 2004). « Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël » (Fayard, 2006)

Source : Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008, traduit de l’hébreu par Michel Ghys pour Protection Palestine

jeudi 29 septembre 2011

Les Contes de Fée du Tibet

1ère Partie - Le pape blanc et le pape noir
Auteur: Joël Labruyère
 Depuis un demi-siècle, le peuple tibétain gémit sous la patte de l'ogre chinois, mais sait-on que derrière les apparences, les gouvernements chinois et tibétain jouent un vaudeville dont une loge secrète a réglé la mise en scène ?

À travers les révélations qui suivent, notre idéalisme en prend un coup. Est-ce le coup de grâce qui achève ou bien celui qui réveille de la torpeur des contes de fée du Tibet ?

Le Tibet mythique est un lieu saint de la culture profane moderne. Ce peuple et ses croyances sont devenus la bonne conscience de notre civilisation matérialiste qui a anéanti ses propres traditions. Depuis l'exil du quatorzième dalaï-lama, le Tibet fait figure d’île vierge qui n'aurait jamais été contaminée par le péché originel, comme si le bouddhisme tibétain était à jamais enveloppé dans les neiges éternelles de la pureté morale et politique.

Pour découvrir ce qu'est le Tibet et le lamaïsme en se risquant au-delà des Aventures d'une parisienne à Lhassa ou de Tintin au Tibet, ni se laisser impressionner par les prosternations d'intellectuels convertis, nous avons interrogé un tibétain de vieille souche. Un oriental qui accepte de se défaire un moment de son sourire immuable pour parler sincèrement de choses interdites, voilà qui est assez rare pour être consigné.

Monsieur Bhodyoul compte parmi ses ancêtres des bouddhistes de la confrérie des Lohan aussi bien que des lamas Karmapa à bonnets rouges et des Gelugpa du lamaïsme officiel (bonnets jaunes). Il n'est donc pas sectaire. Fin lettré et esprit libre, il connaît l'histoire et les chinoiseries de la politique asiatique. Mais le fait le plus précieux est qu'il a des connaissances très précises sur la magie tibétaine sans laquelle les rêves du Tibet n'ensorcelleraient pas l'Occident.


UNDERCOVER: Monsieur Bhodyoul, vous êtes un Tibétain de naissance qui a pris la nationalité d'un pays d'Europe dans lequel vous avez effectué une carrière commerciale jusqu'à l'âge de la retraite, vers les années 90. Vous avez quitté le Tibet à l'âge de 14 ans avec vos parents et votre sœur qui vit en Amérique. Je n'en dirai pas plus sur vos origines pour raisons de sécurité car il y a tout lieu de croire qu'un Tibétain trop bavard, ce n'est pas bien vu.

L'image que nous avons de vos compatriotes est celle de doctes lamas s’occupant du salut des âmes et, plus prosaïquement, de questions immobilières. Quant aux tibétains laïcs, on nous les présente comme un peuple débonnaire, toujours joyeux et heureux de son sort malgré la cruelle répression de la Chine.

Autrefois, notre intelligentsia ne tolérait pas de critique sur Staline pour ne pas « désespérer Billancourt ». Aujourd'hui, les intellectuels athées ne tarissent plus d'éloges sur le Tibet et son chef théocratique, intronisé ambassadeur de la paix et de la sagesse. Or, à vous croire, tout cela est du cinéma. Pire, c'est un danger, une véritable calamité !

Vous vous présentez donc comme un apostat du lamaïsme, un esprit libre qui ne se reconnaît pas dans le portrait de l'exilé martyr qu'on a dressé de vos compatriotes de la diaspora. Selon vous, cet exil a permis de finaliser une stratégie de conquête commencée il y a des siècles. Soyons clairs, nous parlons d'une conquête occulte que vous dénoncez comme étant organisée par une fraternité qui agit à l'arrière-plan du lamaïsme.

Vous nous avez contacté sans décliner votre nationalité, hormis votre accent indéfinissable qui pourrait aussi bien être allemand, anglais ou même hollandais. Votre français est excellent mais vous n'êtes pas de nationalité française.

Vous pourriez être un agent de la Chine ou d'un clan opposé aux Gelugpa qui sont à la tête du gouvernement tibétain en exil. Il y a de bonnes raisons pour prendre vos révélations au sérieux car elles recoupent d'autres sources fiables. Ces révélations font exploser la politique des sociétés secrètes et des religions officielles qui leur servent de paravent. Ici se révèlent les plus hauts intérêts des loges qui tirent les ficelles dans l'ombre. Avez-vous une précision à apporter à ces présentations sommaires ?

M. BHODYOUL: Un Asiatique exilé est rarement bavard lorsqu'il s'agit de faits où les Chinois et le gouvernement tibétain en exil sont impliqués. S'il n'y avait que moi, ce ne serait pas grave, mais il ne faut pas qu'on identifie ma famille. En donnant le moindre détail sur mes origines, le statut de ma famille et ce que faisait mon père ou mes ancêtres, je crois que les agents chinois et tibétains, pour ne pas citer la CIA sauraient me retrouver. Je dirai simplement que je suis originaire de la région de Gyantsé, à environ cent kilomètres au nord du Bhoutan. Sans trop me risquer, j'ajouterai que mes ancêtres sont venus du Cachemire, comme nombre de bouddhistes indiens qui fuyaient la répression des brahmanes. Ils étaient reliés à la tradition des anciens Arhat. La plupart se sont fondus vers la Chine et le Gobi. Il ne demeure que les légendes sur les Lohan – « ceux qui chantent de douce manière » – auxquels les lamaïstes ont emprunté leur science des mantras mais pour un usage inverse, satanique, comme vous dites en Occident. Donc, je suis bouddhiste mais de la lignée de la « Bonne Loi » des Arhat de Pou-To.

Un Arhat est un « délivré ». C'est ainsi qu'on nommait les disciples de Bouddha qui étaient entrés dans la Libération. En Chinois Arhat se dit Lohan d'où ce nom donné aux confréries ayant fui l'Inde vers le Nord. Cet exode commença vers le premier siècle avant J.-C., et continua jusqu'au 14e siècle. Puis, le lamaïsme, qu'on appelle encore bouddhisme tibétain, a tout submergé en nous imposant un état théocratique dont la théologie n'est plus bouddhique dans le sens originel. Nous verrons pourquoi.

Parfaitement détachés, les Lohan avaient fait le vœu de ne pas résister à leurs ennemis. Ils étaient supposés détenir la véritable science spirituelle qui libère l'âme de l'attachement au monde de l'illusion, alors que la science du lamaïsme a un tout autre usage. Elle renforce les illusions.

UNDERCOVER: Les agents secrets tibétains ?

M. BHODYOUL: Qu'ils soient tibétains, russes, anglais ou américains, peu importe. La politique de la Chine intéresse beaucoup de monde, et ce ne sont pas leurs vieux amis anglais qui me démentiront. Les Anglais ne sont jamais loin.

Les médias présentent mes compatriotes comme de purs esprits occupés de métaphysique mais, bien au contraire, c'est un peuple de fiers guerriers dont l'histoire n'est faite que de luttes entre clans opposés. Les princes des clans et les abbés des monastères se sont toujours fait la guerre pour la suprématie, l'un appelant la Chine à l'aide et l'autre utilisant les Mongols, si bien que nos voisins ont toujours pensé qu'ils étaient chez eux au Tibet. Après tout, lorsque la Chine communiste est arrivée en 1949, elle se sentait dans son bon droit puisque qu'officiellement le Tibet est un protectorat chinois. Les Anglais aussi nous ont envahis en 1904, et la Russie aurait très bien pu se sentir chez elle car certaines républiques socialistes étaient de confession lamaïste comme la Mongolie qui redresse la tête. Le titre de Dalaï-Lama existe seulement depuis la fin du 16e siècle. C’est un descendant de Gengis Khan, Altan Khan, qui le décerna à Gyamtso dont le nom signifie « océan », ce qui se dit dalaï en langue mongole. C'est donc un titre honorifique mongol si vous voyez ce que je veux dire...

UNDERCOVER: Le premier Dalaï-Lama fut nommé par les Mongols pour bons et loyaux services ?

M. BHODYOUL: Oui, car en ce temps-là les Gelugpas – les bonnets jaunes – étaient divisés en deux clans ennemis, également en guerre avec les Karmapa et d'autres factions. C'est vraiment trop compliqué à expliquer car, en Asie, les alliances se font, se défont et se ressoudent continuellement. Sönam Gyamtso, qui était Abbé du monastère de Depung et chef des Gelugpa, appela les Mongols à la rescousse. Le titre de Dalaï-Lama est, par conséquent, une récompense de guerre. C'est comme si Napoléon avait été couronné par les Anglais ! Je ne sais pas si vous saisissez ? C'est difficile à suivre. Sachez quand même qu'avant son exil, l'actuel Dalaï-Lama rencontrait le fin diplomate Chou-En-Laï lors de visites à New-Delhi.

De son côté, le Panchen-Lama, le chef du pouvoir réel du Tibet, s'est toujours montré favorable aux Chinois. Il y a des liens occultes indestructibles.
UNDERCOVER : On comprend mieux pourquoi les Chinois prétendent que le Tibet a toujours été une province de leur empire. La révolution communiste a seulement créé un fossé idéologique. Il y aurait un intérêt commun au-delà des régimes et des croyances religieuses.
Pour preuve, on est surpris de voir combien les Chinois communistes et athées tiennent à leur incarnation de l'enfant Panchen-Lama ! Ils prétendent détenir les preuves occultes de l'incarnation légitime d'un tulku-fantôme, voilà qui est étrange pour des athées endurcis...

M. BHODYOUL: La division idéologique n'est que de façade, bien entendu. Lorsqu'ils sont entrés au Tibet, en 1949, les Chinois respectaient la religion jusqu'au moment de la révolte des guerriers Khampa qui s'étaient autrefois opposés à la Chine. Était-ce une provocation des Chinois ou un prétexte pour déclencher l'exil du Dalaï-Lama ? J'ai mon idée à ce sujet. Le Dalaï-Lama quitta le pays accompagné de sa suite d'une centaine de personnes. C'est un point inexplicable car on ne sait pas comment un groupe aussi important a pu échapper à la vigilance de l'armée chinoise qui gardait étroitement le Potala ainsi que les extérieurs de Lhassa et qui veillait sur la frontière de l'Inde. À cette époque, il n'était pas difficile de boucler hermétiquement la modeste ville de Lhassa, et les routes vers l'Inde étaient bien gardées. Un souverain qui prend la fuite incognito avec sa suite, ses serviteurs et ses bagages à travers des centaines de kilomètres de montagnes, en échappant aux instruments, aux avions et aux indicateurs d'une armée moderne, cela ne s'est jamais vu.

UNDERCOVER: Cela devient très intéressant. Voulez-vous dire que le Dalaï-Lama se serait enfui avec la complicité des Chinois dans un but politique précis ?

M. BHODYOUL: Ce n'est pas à un vieil Asiatique qu'on fera croire qu'un convoi hautement repérable conduit par un chef de gouvernement sous haute surveillance s'est évanoui de nuit dans l'Himalaya pour reparaître mystérieusement dans un palace de New-Delhi, sachant que l'Inde n'avait aucune raison d'irriter la Chine rouge. Et, pendant ce temps, le Panchen-Lama – qui est le véritable chef du Tibet – serait resté tranquillement au Tibet. Pourquoi n'a t-il fui, lui que les Tibétains reconnaissent comme leur chef spirituel ?

Cela signifie qu'il n'y a pas de nation tibétaine en exil puisque l'autorité réelle est restée sur place aux commandes du pays, lequel est toujours un protectorat de la Chine, selon un accord reconnu par les grandes nations.

UNDERCOVER: C'est un point de vue auquel on ne nous a pas habitués. Parlons du mystérieux Panchen-Lama, le « Pape noir » du lamaïsme. Il est pratiquement inconnu, et le Dalaï-Lama dont raffolent les médias a l'air d'un joli papillon qui voltige de ci de là en lançant des œillades et de charmants : « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! »

Selon vous, il usurpe puisqu'il n'a jamais représenté le pouvoir réel du Tibet ? On voit que les Américains lui font endosser le rôle d'ambassadeur de la paix pour servir la propagande du nouvel ordre mondial dont il est le chantre.

M. BHODYOUL: Ce ne sont pas seulement les Américains qui le manipulent mais ses maîtres secrets de Shigatsé. Nous y reviendrons au sujet de la « grande Loge orientale ».

Le titre de Panchen-Lama date du début du siècle. Il fut accordé à l'Abbé de Tashilhunpo qui devint la véritable autorité spirituelle du Tibet.
Le Dalaï-Lama et le Panchen-Lama sont reconnus comme deux « incarnations » respectivement d'Avalokitesvara et d'Amitabha, qui sont, pour simplifier, deux hypostases du panthéon tibétain.

Ces deux « esprits » se réincarnent continuellement et vous connaissez les moyens déployés pour les reconnaître lorsqu'ils sont enfants. L'on a retrouvé le bol de l'un et les bottes de l'autre. Le visage du cadavre de l'un s'est tourné en direction du village où il allait renaître, etc... Tout cela paraît charmant aux Occidentaux qui s'émerveillent devant ces faits miraculeux. Ce système de réincarnation en vase clos qu'on appelle « tulku », permet de concentrer un énorme pouvoir et d'entretenir le système sans interruption. Je vais vous en donner la raison.

UNDERCOVER: En effet, si les mêmes esprits retrouvent leur fonction antérieure, ils doivent disposer d'une maîtrise inouïe. Ils sont comme des rois qui règneraient au-dessus du temps. Pourtant on ne voit aucune évolution, aucun but autre que magique puisque cette société était figée autour de ses rites immuables depuis le Moyen-Âge.

M. BHODYOUL: Elle n'est figée que de l'extérieur car, en réalité, il y a une intense activité au cœur du système lamaïste. Il y a de puissants penseurs derrière cette façade, et ces cerveaux ont lancé des idées que les Occidentaux croient avoir inventées. Entrons dans le vif du sujet.

Le bouddhisme tibétain dispose d'une panoplie de pratiques magico-rituelles vraiment exceptionnelle, puisqu'il a recueilli les systèmes magiques des yogis tantriques, les connaissances métaphysiques et médicales des hindous autant que les techniques chamaniques archaïques. Tout cela est enveloppé dans une théologie bouddhique qui est une synthèse entre les courants indiens et chinois.

UNDERCOVER: Il y a eu la réforme de Tsongkhapa dont est issue la tradition Gelugpa représentée par le Dalaï-Lama ?

M. BHODYOUL: Cette grande réforme du début du 15e siècle a fait du lamaïsme une religion organisée et centralisée à la manière du Vatican. Le Dalaï-Lama en est devenu le chef administratif alors que le Panchen-Lama est le chef spirituel à l'arrière-plan. J'essaie de simplifier, et cela paraîtra réducteur aux orientalistes, mais qu'importe car ce que je vais raconter leur est complètement inconnu.

UNDERCOVER: On est frappé de certaines similitudes entre le catholicisme romain et le bouddhisme tibétain tant au plan de l'organisation que du décorum rituel, des pratiques dévotionnelles, de la vie monastique, et de la hiérarchie sacerdotale avec ses vœux. On dit que ces deux formes de religions sont des résurgences atlantes. Y a-t-il eu influence de Rome sur le Tibet ou vice-versa ?

M. BHODYOUL: Objectivement, on sait que des missionnaires catholiques sont entrés au Tibet dès le 14e siècle et qu'ils y ont été bien accueillis. Ce qui n'est pas anodin.

UNDERCOVER: Au 14e siècle ! On nous a raconté que le Tibet avait toujours été fermé aux étrangers et spécialement aux missionnaires ! Il est incroyable que des religieux catholiques aient déjà été présents au Tibet à l'époque où débuta la lignée des Dalaï-Lamas...

M. BHODYOUL: Tout ce qui touche au Tibet est désinformé. Les premiers missionnaires du 14e siècle étaient des Franciscains, bien avant que ne débarquent les Jésuites qui n'existaient pas à cette époque-là, évidemment. En ce qui concerne les Capucins, il y a des légendes au sujet de leur goût pour certaines formes de dévotion déviées en sexualité dépravée.

Les Jésuites sont, quant à eux, des occultistes qui ont toujours essayé de récupérer les pratiques magiques des cultures qu'ils ont infiltrées. On ne connaît pas les détails de la présence jésuite au Tibet mais il est prouvé historiquement que le Père Antonio d'Andrade y fut reçu en 1624 et qu'il y passa plusieurs années, suivi d'autres Jésuites portugais – les pères Cabral et Cacella – qui séjourneront à Shigatsé aux alentours de 1620-1630, sous la protection des princes du Tang. Des Jésuites, protégés par les princes tibétains ont habité à Shigatsé, le sanctuaire de la « Grande Loge blanche » ! Nous en avons la preuve.

UNDERCOVER: Voilà qui commence à devenir excitant ! Si les Jésuites étaient au Tibet au tout début de la lignée du Panchen-Lama qu'on considère comme le « Pape secret des Tibétains », on peut supposer qu'ils ont peut-être influé sur une organisation dont le chef ressemble étrangement au général de la Compagnie de Jésus. N'oubliez pas l'aspect martial dans tout cela. Ce sont des ordres religieux structurés comme une armée prête au combat.

On dit que le Pape du Vatican est le « pape blanc » par opposition au « pape noir », le général des Jésuites. De plus, ces Jésuites s'installèrent à Shigatsé, la ville ésotérique par excellence, la résidence des chefs occultes du Tibet que la Théosophie a appelé les « maîtres de sagesse de la Grande Loge blanche ». Y a-t-il une relation entre les Jésuites et la fameuse « Grande Loge » du Tibet ?

M. BHODYOUL: Vous avez mis dans le mille ! Je vous félicite car peu de chercheurs sont aussi perspicaces. Je ne connais qu'un ou deux ésotéristes qui ont connaissance de ces faits et qui savent les interpréter comme il se doit. Mes recherches m'ont montré que la fondatrice de la Théosophie, Helena Blavatsky, qui révéla au monde l'existence de la confrérie secrète du Tibet n'a pas eu connaissance de la présence des Jésuites à une date aussi ancienne, c'est-à-dire quasiment lors de la naissance du lamaïsme moderne. Elle semble ignorer, à moins qu'elle ne le dissimule, que des missionnaires italiens ont été acceptés dans des lamaseries comme étudiants en théologie, et qu'ils rédigèrent des dictionnaires et des traités en tibétain. Les universitaires occidentaux rédigent leurs thèses à partir d'authentiques traités de bouddhisme tibétain écrits par des Jésuites ! Vous me suivez ?

En tout cas, Blavatsky, malgré ses œillères de médium, a parfois des éclairs de lucidité. Mais elle est si fanatiquement attachée à la « Loge orientale » qu'elle fait l'impasse sur la présence de Jésuites à Shigatsé, la ville sacrée de ses initiateurs occultes. Ce serait pour elle un blasphème que d'oser soulever le voile qu'elle prétend avoir déchiré dans son livre Isis dévoilée. Ainsi, Isis n'est pas dévoilée.

Je vais vous dire un secret sur le sort de la dame russe qui a fondé la Théosophie : elle fut emprisonnée magiquement par une fraternité maçonnique occidentale car elle refusait de se plier à leurs conditions. Elle n'en fut délivrée que par la Loge orientale qui la plaça de ce fait sous une camisole occulte encore plus étouffante. C'est le sort des médiums de haut niveau. Dans ces conditions, lorsqu'elle dénonça sévèrement l'emprise des Jésuites d'Occident, Helena Blavatsky oublia qu'elle était devenue la dupe des lamas-jésuites de l'Orient. Nul ne peut échapper au venin, après avoir osé s'approcher du nid de serpents de la « Loge planétaire ». Quoi qu'il en soit, je suis reconnaissant à Blavatsky de nous avoir mis sur la piste de la Loge orientale car mes compatriotes tibétains sont loin d'imaginer ce qui se cache derrière leurs révérés lamas. Le fait historique que des Jésuites ont infiltré le lamaïsme est d'une immense importance pour comprendre la politique du nouvel ordre mondial et les accords secrets entre la Grande Loge orientale, le Vatican et des sociétés secrètes occidentales.

UNDERCOVER: C'est extrêmement troublant lorsqu'on sait que l'ordre interne des Jésuites poursuit un plan de conquête mondiale sous couvert de religion. On peut en déduire que leur plan passe par le Tibet et que, d'une façon qui nous échappe, les Tibétains collaborent avec les Jésuites en vue d'établir une théocratie mondiale qui prendrait la forme d'une religion œcuménique.

M. BHODYOUL: Laissez-moi vous en dire un peu plus. Un Jésuite des années 1630 qui devenait étudiant dans une lamaserie était de fait reconnu et initié en tant que moine lamaïste, ce qui signifie que certains lamas tibétains sont, en réalité, des pères jésuites. Vous en trouverez facilement les preuves dans des livres d'histoire qui n'ont rien d'ésotérique comme, par exemple, La Civilisation Tibétaine, du professeur R. A. Stein, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études (chez Dunod, Paris 1962).

En fait, les choses ne sont pas dites clairement sur ce sujet car il est conseillé aux universitaires de ne pas égratigner les contes de fée du Tibet. Certains ne parlent de la présence jésuite au Tibet qu'à partir du 18e siècle, c'est-à-dire quatre siècles après les premières visites des missionnaires occidentaux ! Mais l'on sait que des princes de la maison d'Orléans se sont également rendus au Tibet.

Connaissant le goût des Jésuites pour la magie et la politique, on peut imaginer que leur présence à Shigatsé est le signe d'un accord spécial entre la Compagnie de Jésus et la « Grande Loge orientale ». N'allons pas trop vite nous imaginer que l'un puisse bluffer l'autre, mais il s'avère qu'à un moment historique, le pouvoir réel derrière le Vatican a négocié avec le pouvoir occulte oriental. Ce sont des faits.

UNDERCOVER: Est-ce que le Panchen-Lama, que vous considérez comme le pape occulte du Tibet, serait directement connecté avec la mythique « Grande Loge blanche » ?

M. BHODYOUL: Pour des raisons politiques et occultes, les Panchen-Lamas ont toujours été proches des Chinois, et c'est pourquoi le dernier en date – mort à la fin des années 80 – était resté au Tibet puis résida ensuite en Chine. On peut y voir le signe que le véritable pouvoir spirituel est demeuré dans la maison et que les Chinois l'ont toujours protégé si ce n'est accaparé. Beaucoup d'aspects sont totalement secrets, et les Tibétains eux-mêmes sont dans le même état d'ignorance au sujet de leur hiérarchie que le sont les catholiques au regard de la politique secrète du Vatican.

Les faits sont les suivants : le Panchen-Lama de Tashilunpo réside près de Shigatsé où les Théosophes ont localisé le centre des initiés de la Loge orientale. De plus, l'un de ces initiés, connu sous le nom de Djwal Khool dans les milieux de la Théosophie et du nouvel-âge, a avoué qu'il assumait des fonctions dans une lamaserie. Est-ce lui, le Panchen-Lama, le chef spirituel du lamaïsme ? Ou bien le Panchen-Lama qu'on nomme également Tashi-Lama, du nom de sa résidence Tashilunpo, n'est-il qu'une couverture ?
Le bouddhisme tibétain officiel semble ignorer l'existence de ses chefs occultes, ce qui est la règle dans le système clos d'une société secrète dont le cercle le plus extérieur ignore l'existence du cercle intérieur, et nul ne peut, par conséquent, s'approcher du noyau. Ainsi, on distingue au moins trois cercles sur le plan physique, le plus large est le lamaïsme officiel qui s'étale à la devanture des librairies et dans les médias comme la référence en matière de spiritualité. Il dispose d'une infrastructure de milliers de centres culturels et de monastères à la surface du globe, et son chef, le Dalaï-Lama, est la vedette des médias. Ce sont les Loges qui l'ont mis sur ce piédestal, sinon il ne serait pas plus célèbre que n'importe quel chef d'une minorité religieuse, fut-elle kurde ou amérindienne. C'est la façade commerciale, le sourire et les belles paroles. Il est d'une habileté extraordinaire, et ses chefs sont fiers de lui.

En second, vient le pouvoir réel qui est représenté par le Panchen-Lama. La diplomatie chinoise nous dissimule son rôle jusqu'à prétendre détenir l'enfant destiné à la succession au titre de Panchen-Lama.
Enfin, il y a le noyau occulte de la loge de Shigatsé, ville proche de Tashilunpo qui est la résidence du Panchen-Lama dont on peut penser qu'il fait la jonction entre le noyau interne de la Loge orientale et le lamaïsme de façade.

Ce noyau idéologique est devenu mythique à travers les écrits théosophiques qui en parlent comme d'une confrérie d'êtres immortels dirigeant l'évolution humaine. Certes, ils disposent de pouvoirs exceptionnels, dont celui de se réincarner dans le corps de leur choix, mais cela n'en fait pas des libérés pour autant. Bien au contraire. Ce sont plutôt des entités retardataires absolument rivées au plan terrestre et qui servent eux-mêmes des intérêts politiques supérieurs. Ils usurpent les titres et les noms des grands saints et des initiés de l'Antiquité. Tout cela est du cinéma sur l'écran de Mara, le grand illusionniste.

Les Contes de Fée du Tibet

2ème Partie - La guerre magique
Auteur: Joël Labruyère
 UNDERCOVER: Il existe une littérature foisonnante sur les maîtres secrets de la Loge du Tibet. Qui est dans le cercle intérieur de cette Loge orientale ? Et quel en est le but ?

M. BHODYOUL: J'ai découvert ces choses lors de mes recherches en Occident car mes amis tibétains érudits sont aussi ignorants sur leur religion que les chrétiens sur la leur. Je n'ai donc pas été aidé de ce côté mais, avec le recul, il me revient parfois des souvenirs de jeunesse qui éclairent la face cachée de la culture dans laquelle j'ai été élevé.

Je peux dire avec certitude que les légendes sur la « Grande Loge blanche » des initiés d'Orient sont un leurre, car une confrérie secrète qui s'extériorise publiquement, cela n'existe pas ! On peut dire tout au plus qu'elle peut dévoiler son existence avant de muter à un autre niveau. Tous ceux qui prétendent avoir été en contact avec la « Loge des maîtres du Tibet », et qui s'intitulent « disciples des maîtres », ont été leurrés par des intermédiaires. Indéniablement, il existe une fraternité secrète qui veille sur l'humanité mais elle n'est pas de la nature qu'on imagine en fonction de notre conditionnement religieux enfantin. Ses buts secrets ne vont pas dans le sens de notre idéalisme. À propos d'idéalisme, nous verrons comment la prétendue « Grande Loge blanche » utilise notre sentimentalité en nous faisant rêver avec une série d'illusions romantiques déversées dans l'atmosphère à partir du toit du monde.

J'affirme et je peux démontrer que les rites du bouddhisme tibétain sont négativement magiques, et que les répétitions lancinantes d'invocations ont un but précis et, dirai-je, une fonction scientifique. Ce que j'ai découvert a été corroboré par quelques clairvoyants, fort rares au demeurant.

L’organisation du lamaïsme est centralisée et hiérarchisée afin de répondre à des normes de magie collective, les techniques de méditation et de visualisation n'ont pas pour but de libérer l'esprit mais d'émettre des flots d'énergie qui sont soigneusement canalisés et diffusés sur la Terre.
Il s'agit d'une gigantesque centrale de production énergétique employant des dizaines de milliers d'organismes humains parfaitement préparés afin de générer un flux télépathique depuis le toit du monde qui est une situation exceptionnelle pour déverser des ondes vers l'Occident.Cette station émet depuis des siècles sur la fréquence de nos aspirations et de nos idéaux. Je vous expliquerai comment cela fonctionne, car il s'agit d'une science exacte.

UNDERCOVER: Vous pouvez y aller. Nous essaierons de suivre, même si cela nécessite un effort. D'après ce que vous m'avez confié, cette science est la clé absolue pour comprendre la fonction d'une hiérarchie sacerdotale.

M. BHODYOUL: La pureté de l'air des hauteurs de l'Himalaya est particulièrement conductrice pour émettre des signaux télépathiques de qualité. Ces signaux sont pulsés avec force grâce aux rites répétitifs qui se déroulent jour et nuit depuis plusieurs siècles. C'est pourquoi il existe une double hiérarchie : celle des initiés de la « Grande Loge blanche » qui sélectionnent le contenu des messages, et celle des lamas qui dynamisent ces émissions télépathiques par leurs exercices spirituels, sans en connaître le véritable sens.

Les milliers de cités-monastères, qui ont rassemblé jusqu'à 800 000 moines sur les hauts plateaux du Tibet, avaient un autre but que l'étude des sutras et la méditation sur la vacuité. C'est la plus vaste entreprise de propagande de tous les temps, plus puissante que l'Islam ou Rome car le lamaïsme a travaillé dans le secret. Le véritable pouvoir est un pouvoir secret

UNDERCOVER: Avant d'aller plus loin, si on parle de similitude de moyens et d'objectifs entre les lamas et les Jésuites, c'est parce qu'ils utilisent les mêmes techniques de visualisation. Cette méthode de projection mentale serait-elle à la base du système de conquête télépathique des occultistes orientaux ?

M. BHODYOUL: C'est exact. Les exercices d'Ignace de Loyola sont calqués sur les techniques du yoga tantrique indien qui fut adapté par les lamas. De plus, le processus d'éveil qu'on prête à Loyola lors de son « illumination » s'est appuyé sur la technique tantrique de sublimation de l'énergie sexuelle. Cela nous indique qu'Ignace de Loyola, le saint vénéré par l'église catholique, est en réalité un initié venu d'Orient pour accomplir une mission à l'intérieur du catholicisme.

Après avoir fondé son ordre à Rome, au 16e siècle, Loyola envoya immédiatement des missionnaires en Inde, au Japon, en Chine et au Tibet pour boucler le circuit. Cela explique pourquoi les Jésuites ont trouvé bon accueil dans les lamaseries, dès le début du 17e siècle. Ils retrouvaient leurs racines en quelque sorte. Il faudrait rechercher si Tsongkahapa, le fondateur des Gelugpa (les bonnets jaunes) dont le Dalaï-Lama est le chef, ne s'est pas incarné dans la personne d'Ignace de Loyola lui-même après avoir solidement établi son système de lamaïsme réformé sur le modèle de la hiérarchie catholique. Loyola est né en Espagne vers 1490, soit 70 ans après la mort de Tsongkhapa (1419), ce qui est un délai acceptable pour la réincarnation d'un tulku. Ajoutons que l'Espagne est la porte d'entrée pour des esprits venus d'autres civilisations lorsqu'ils s'incarnent pour la première fois en Europe. Il est troublant de constater combien la réforme de Tsongkhapa, fondateur du lamaïsme moderne, ressemble à l'ordre ultra-centralisé d'Ignace de Loyola. L'un se réclame de Bouddha et l'autre de Jésus avec un dogmatisme et un désir de domination assez semblables, alors que leurs pratiques respectives ne sont ni bouddhistes ni chrétiennes, mais s'enracinent dans le yoga et le développement des pouvoirs psychiques.

On remarque que ces deux groupes ont travaillé avec des stratégies apparemment opposées, comme s'ils étaient en compétition, ce qui participe certainement d'un plan cohérent à un plus haut niveau. En effet, alors que le Vatican a lancé ses troupes à travers le monde pour faire des conversions par l'épée, à l'opposé, les Tibétains ont travaillé d'une manière statique en se concentrant sur le toit du monde afin de répandre leur influence par télépathie.

Aujourd'hui, ils sont descendus dans la plaine pour parachever leur grand œuvre. Ils ont fondé des centres dans tous les pays du monde. Voilà à quoi peut servir l'exil, à l'image de la diaspora juive qui a étendu un réseau international que les rabbins contrôlent par la Loi mosaïque et le Talmud. Les lamas tibétains sont désormais installés dans tous les pays, alors qu'ils n'étaient encore qu'une poignée de réfugiés sans ressources, il y a cinquante ans. Or, l'argent ne manque pas.

UNDERCOVER: D'où vient-il cet argent ? Car il en faut énormément pour entretenir des milliers de moines non-productifs et verser la pension des éminences du lamaïsme qui ont le rang d'évêques, tout en entretenant un gigantesque parc immobilier de monastères et de centres culturels ? Ils ont bénéficié de passe-droits, comme si une organisation fantôme écartait tout obstacle devant eux et signait des chèques en blanc. Aucune religion minoritaire n'est autant privilégiée car, généralement, les communautés sont dénigrées. Les sectes tibétaines ne sont pas inquiétées par les chasseurs de sectes qui préfèrent s'en prendre à des minorités chrétiennes dont les règles sont plus souples. C'est comme si des paysans de Bourgogne, de Dordogne ou de Bretagne se réveillaient un beau matin avec un monastère tibétain au bout de leur champ, et qu'ils se disaient à l'heure de l'apéritif : « Pour notre salut, voilà encore de saints lamas descendus de l'Himalaya nous apporter le précieux joyau dans le Lotus ! » Même chose en Écosse, en Russie ou à la Martinique. Partout ! Il y a là quelque chose de bizarre mais tout le monde trouve cela normal, sauf quelques esprits qui s'interrogent sur la place éminente accordée à ce bouddhisme des neiges dans la fabrication d'une nouvelle religion mondiale. Si on en croit les livres tibétains exposés dans les librairies spiritualistes, on veut nous convertir de force. Même des sympathisants du bouddhisme en éprouvent un malaise comme devant une exhibition impudique. Qui est derrière cette réclame grossière si peu en harmonie avec les principes bouddhiques ?

M. BHODYOUL: Cherchez le financeur ! Nous savons que les Américains versent une rente au Dalaï-Lama et que les « sponsors » jésuites aident beaucoup. Cela permet de s'interroger sur la fortune des Jésuites. Ils auraient des banques fondées sur le pillage de l'or des Indiens d'Amérique centrale et de leurs piratages en Asie. Ils se sont également enrichis dans le trafic d'esclaves puisqu'ils étaient dans l'ombre des conquérants, leurs hommes de main servant aux basses œuvres. Mais cela nous éloigne du véritable problème. Quel est le but politique de la hiérarchie tibétaine ? Voilà ce que nous devons comprendre.

UNDERCOVER: Vous avez parlé d'une panoplie « d'illusions mentales » qui auraient façonné la culture mondiale actuelle, sous ses aspects politiques, culturels, scientifiques et religieux. Cette analyse semblera incroyable à beaucoup mais, après coup, on se dit qu'il n'y a peut-être pas d'autre explication à la tournure que prend la civilisation planétaire avec ses valeurs factices et faussement généreuses qui nous sont imposées par la contrainte de la propagande.

Comment les grands magiciens du Tibet – peu importe qui ils sont – ont-ils pu nous imposer des comportements et un mode de vie que nous croyons issu de la modernité ?

M. BHODYOUL: Je vais vous répondre aussi clairement que possible, si vous acceptez d'ouvrir votre esprit à des données ésotériques qui ne sont pas admises dans votre culture. Pour nous, Orientaux, la télépathie n'est pas un mystère mais un fait banal. Pendant que vous étiez occupés à conquérir le monde pour bâtir votre empire matériel, nous avons développé d'autres facultés.

Les pouvoirs psychiques d'un yogi n'ont rien de miraculeux, il suffit de se concentrer et de prendre son temps. Certains parviennent à léviter et à produire d'autres facéties aussi spectaculaires que stériles du point de vue spirituel.

Lorsque vous rassemblez des centaines des milliers de yogis au sein d'une organisation centralisée afin de les aligner sur la même fréquence psychique à l'aide de rituels établis dans ce but, vous allez mettre en marche une usine mentale d'une puissance nucléaire. Chaque yogi est sensé obtenir un grand pouvoir de concentration grâce à des techniques de visualisation. Les méthodes vantées comme des systèmes de méditation pour apaiser l'esprit utilisent des images de divinités qu'il faut parvenir à faire vivre par l'imagination.

Le lama qui médite sur l'image d'une déesse, doit finir par la voir comme si elle se tenait en chair et en os devant lui. Puis il doit apprendre à la dissoudre, ce qui n'est pas évident. Vous voyez la portée de ces exercices ? C'est exactement ce que font les Jésuites avec les exercices de saint Ignace qui ont été introduits dans tous les milieux religieux, en parallèle avec le bouddhisme tibétain.

Lorsque vous avez acquis cette maîtrise du mental, vous imaginez sans peine les résultats qu'on peut obtenir en rassemblant des milliers de moines-yogis qui accomplissent un rituel magique à la même heure ! Or le Tibet a fonctionné avec des centaines de milliers de yogis ainsi formatés, certes de niveaux inégaux, mais dont le collectif dégageait une puissance inimaginable.

Ce n'est là que la machine de propulsion – le carburant – car, au-dessus de l'usine, il y a des opérateurs conscients qui savent l'utiliser à des moments propices, en fonction de la course du soleil et des rythmes planétaires.

UNDERCOVER: C'est compréhensible, mais dans quel but ? Si c'est pour l'évolution, pourquoi les Tibétains ont-ils soutenu Lénine et Hitler ?

M. BHODYOUL: Ce qui vous trompe, c'est le concept de l'évolution historique. Il y a un progrès de la civilisation mais il est relatif. Les esprits qui dirigent les flux télépathiques jouent sur les registres des idéaux de progrès et d'évolution.
Ils savent envoyer des injonctions que nous prenons pour nos propres aspirations. Cela va de la gamme des utopies politico-sociales jusqu'au messianisme, en passant par les bons sentiments. Si l'on veut maintenir le contrôle, il faut proposer une illusion positive, quitte à lui opposer des horreurs afin de redonner l'espoir en un monde meilleur encore plus désirable.

Vous citez Hitler et il est vrai que des lamas tibétains l'ont appuyé. Des nazis se sont rendus au Tibet pour y être initiés à certains secrets ésotériques. Le choix de la svastika comme emblème du national-socialisme en est le meilleur exemple. Mais les Tibétains ont leurré les rêveurs nazis, et ils ont finalement favorisé leur perte. Quant à Lénine, il fut adepte de la Loge orientale. Cette loge des « maîtres de sagesse » n'en est plus à un génocide près puisque la plupart des horreurs sont sorties de sa pochette surprise, avec en prime le new age et l'idéal du meilleur des mondes.

Mais revenons aux aspects techniques de la centrale télépathique. Il y a sept niveaux d'énergie dans la nature, sept qualités depuis les solides jusqu'à l'éther supérieur. Cet éther supérieur emplit l'espace, et il est d'une qualité si subtile qu'il peut réfléchir les idées. À certains moments propices, des flux de pensées sont envoyés dans l'atmosphère et se gravent dans l'éther.

Dans l'homme, certains centres sont sensibles à cette fréquence vibratoire, par exemple, la glande pinéale que les anciens considéraient comme le siège de l'âme. C'est ainsi que le cerveau photographie les idées qui sont dans l'air. Si l'idée s'harmonise avec votre aspiration personnelle, elle sera retenue par votre conscience qui se l'approprie. Alors, vous y répondrez par une réflexion consciente, et vous réagirez à cette impulsion. Cette réponse mentale va retourner vers la source d'émission et c'est ainsi que les opérateurs vérifient l'effet de leur projection grâce à leur technologie occulte. J'essaie de résumer.

C'est la première phase de test. Une idée est lancée sur le monde et l'on vérifie si elle trouve un écho dans les esprits-cibles qu'on veut influencer. Lorsque le test est positif, on commence à entrevoir son impact à travers ceux qui « s'échauffent » avec cette idée nouvelle. Ce sont les « branchés », ceux qui lancent les modes et les mouvements d'opinion. Alors, on envoie une deuxième émission télépathique qui sera cette fois de nature émotionnelle, en stimulant la qualité d'éther au-dessous de la précédente. On la nomme « éther lumineux ». Je vous passe les termes de la tradition ésotérique et le sanskrit.

Pour cette opération visant notre émotionnel, des rituels magiques à base de musique, de chants, de danse, de gestes sacrés, d'encens et d'autres ingrédients seront utilisés. Le courant sera dirigé vers ceux qui ont reçu la première impulsion et qui ont réagi de manière positive à la cuti.

Il s'agit alors pour les magiciens opérateurs de graver leur message dans notre sang afin d'accorder l'émotion à la pensée. La tête et le cœur sont reliés à l'idée qui devient alors comme notre propre création. On s'enthousiasme pour cette « généreuse idée » et on est prêt à agir pour la réaliser. Je résume un processus très complexe. À ce seuil de préparation, la phase de conditionnement suivante est prise en charge par les écrivains et ceux qui sont les propagandistes de l'idée en vogue. Vous pouvez vérifier ce processus si vous suivez l'évolution de la société à travers le miroir des médias. Mais, la plupart du temps, le fait d'y accorder de l'attention nous y relie à notre détriment.

On ne veut pas rester en dehors du coup. C'est mal vu d'être un ringard qui n'est pas bien informé. C'est mal vu d'être un réactionnaire, etc. Où que l'on aille, quoi qu'on fasse, la propagande s'insinue en nous. Vous verrez qu'il y en a pour tous les goûts et toutes les sensibilités.

Au niveau le plus bas de l'opération d'influence télépathique, nous sommes finalement mobilisés par l'instinct de propagation qui nous pousse à répandre nos idées à cause du désir fondamental de procréation et de survie. Au stade le plus matériel, les opérateurs veillent à ce que notre alimentation soit adaptée au résultat qu’ils veulent obtenir. Réfléchissez à la volonté de nos gouvernants de dénaturer la nourriture. Demandez-vous à présent ce que cachent les manipulations génétiques des produits naturels. Cela indique le seuil de conditionnement qui a été atteint au niveau de nos facultés supérieures. Je vous donne ici la réponse à bien des questions écologiques comme l'augmentation de la radioactivité si indispensable pour amener le système nerveux à un niveau vibratoire négatif.

Ainsi, ce processus morbide finit par nous rendre absolument convaincus de la vérité des idées qu'on nous a injectées de manière subliminale et, au stade terminal, cette opération peut nous transformer en chiens policiers de l'ordre établi. Je pense à ceux qui liront mes explications iconoclastes sur le lamaïsme tibétain et qui en seront choqués ! Je n'ai pas les moyens magiques de la « Grande Loge Blanche » pour les convaincre ! Je parle comme un homme ordinaire, mais ils ne veulent croire que les autorités.

J'espère que ces explications sommaires sont suffisantes car il faudrait un véritable exposé technique, ce qui serait franchement indigeste. Chacun peut y réfléchir par lui-même, et s'il est attentif aux signes des temps, il comprendra ce que je veux dire.

UNDERCOVER: Il est en effet difficile de s'imaginer comment des cerveaux coordonnent une telle opération. Mais, sachant qu'il s'agit d'esprits dotés de facultés surhumaines, on peut admettre cette machination. En y réfléchissant, cela nous éclaire sur la destination réelle de ces monastères et de ces rituels dont on ne voyait vraiment pas l'utilité spirituelle. Il reste encore un point à éclaircir, c'est la finalité de ce jeu. 

Les Contes de Fée du Tibet

3ème partie - La duperie de l'évolutionnisme
Auteur: Joël Labruyère
M. BHODYOUL: C'est sans doute l'aspect le plus difficile à comprendre, les spiritualistes classiques vous diront qu'il est salutaire qu'il existe une fraternité qui fasse évoluer la civilisation humaine. C'est l'argument qui revient toujours : l'ÉVOLUTION ! Les « maîtres » nous aideraient à évoluer d'âge en âge, et ce plan est si grandiose que nous ne pouvons pas comprendre leurs méthodes. Cela est fondé sur le dogme d'une évolution ascendante vers un monde de plus en plus parfait C'est absolument contraire aux faits et à l'entropie universelle, mais cette idée est le dogme dominant dans notre culture. On pense que tout va aller de mieux en mieux; que nous nous élevons vie après vie vers les hauteurs de la perfection, jusqu'à devenir semblables à des dieux. Cette théorie ne souffre plus de contradiction dans la plupart des milieux spiritualistes car, sans elle, la vie deviendrait absurde. Réfuter ce dogme évolutionniste n'est plus toléré, et l'on vous prend pour un nihiliste si vous vous y risquez. Pourtant la théorie de l'évolution progressive vers la perfection est une source de souffrance et de désillusions aussi infinie que cette évolution elle-même. Selon les plus anciennes traditions, l'évolution tourne en rond et le temps se mord la queue en décrivant des cercles sans fin, jusqu'à ce que nous décidions d’en sortir. Il faut s'évader du cercle du temps. C'est le but de la religion véritable : l'immortalité.

Or, les puissances qui vivent dans le temps cyclique ne veulent pas qu'on s'en échappe car cela signifierait la fin de ce scénario. Le message originel du Bouddha était un appel pour s'arracher au sortilège du circuit de l'évolution fermée, mais les gardiens du système temporel ont riposté en diffusant la doctrine de l'évolution progressive.

Ils disent : « Avec le temps, vous allez devenir des dieux sur une terre parfaite. Ne cherchez pas une autre issue. » Demandons-nous depuis combien de temps cette idée est dans l'air, et qui l'a apporté, au début ?

La doctrine évolutionnisme est-elle une idée religieuse traditionnelle ? Est-elle contenue dans les enseignements des grands sages du passé ? Ne s'agit-il pas d'une interprétation qui aurait été détournée de son sens originel ? À chacun de se poser la question car je ne veux pas attaquer un dogme avec un autre dogme. Toutefois, on observe que l'évolutionnisme spirituel est une idée moderne spécifique, répandue par les lamaïstes et les adeptes de la Théosophie orientale dont c'est l'idée fixe. Le dogme incontournable, la doxa suprême.

UNDERCOVER: En quoi est-ce si important ? Ce n'est qu'une idée et les idées changent à toutes les époques. Mais vous avez sans doute raison lorsque vous affirmez que les grands sages comme Bouddha et Jésus-Christ n'ont pas prêché l'évolutionnisme spirituel mais plutôt le détachement de l'illusion de l'existence par un effort radical durant la vie présente.

M. BHODYOUL: Je veux simplement montrer que cette théorie nous a été inspirée par la Grande Loge orientale. C'est elle qui a fondé l'organisation du lamaïsme dans le but de rayonner cette idée et toutes les illusions qui en découlent. Je m'explique : si l’on arrive à nous convaincre d'une idée supposée répondre à la question essentielle de l'existence, alors on peut nous conditionner à accepter ses implications dans tous les domaines de la vie. Je voudrais essayer d'être le plus clair possible...

UNDERCOVER: Si nous comprenons bien, selon vous, la théorie évolutionniste ne peut s'appliquer qu'aux phénomènes naturels et seulement de manière relative puisque tout est cyclique et que les choses reviennent toujours à leur point de départ. C'est pourquoi les anciens hindous, et les autres civilisations, ont découpé le temps circulaire en quatre cycles inégaux comme l'Âge d'or, l'Âge d'argent, l'Âge de cuivre et l'Âge de fer. Après l'Âge de fer revient l'Âge d'or, etc. Cela ne concerne que l'histoire du monde et c'est pourquoi la tradition universelle dit que le germe de l'identité humaine n'est pas affecté par ces cycles. Notre âme serait donc placée dans ces conditions changeantes sans que cela affecte son caractère immuable en tant que parcelle divine. Est-ce l'idée traditionnelle ?

M. BHODYOUL: Avec des variantes, c'est le fondement de la philosophie éternelle – la philosophia perennis. Lorsque l'on scrute les mythes sacrés des révélations religieuses originelles, elles disent toutes la même chose. Mais dès que ces religions s'installent dans le temps, elles inversent leur message initial à des fins temporelles. Avec le temps, il faut durer, et la survie temporelle supplante la recherche de l'éternité. Durant le présent cycle qu'on appelle « Âge noir », il est écrit que la vérité est perdue et qu'elle est remplacée par des illusions si flatteuses que tous les hommes les adoptent comme étant la « vérité ». Or, il n'y a rien de plus agréable à entendre pour l'homme civilisé que l'idée qu'il est un dieu en évolution et que, peu à peu, il s'approche de la perfection. Cette perfection peut être vue comme un but individuel ou social et, dans ce cas, la science accomplira le salut rédempteur. Le dogme de l'évolution gagne sur tous les tableaux, aussi bien scientifique que spirituel. Le progrès devient une religion qui apporte de nouveaux espoirs toujours renouvelés.

Dans ce « Nouvel-âge » de l'Âge noir, la spiritualité est vécue comme une succession d'améliorations psychiques avec la promesse ultime de décrocher le nirvana. La quête du sacré s'efface devant le développement personnel. Alors, d'innombrables illusions doivent nécessairement apparaître puisque la voie leur est grande ouverte. C'est le règne du « toujours plus et toujours mieux » avec des résultats incontestables à certains niveaux, mais sans que le problème fondamental de la vie et de la mort soit réglé. C'est ainsi que depuis quelques siècles, certaines idées ont pris le pouvoir. Une idée ne sort jamais du vide mais elle est toujours produite par un cerveau pensant En l'occurrence, la Loge orientale prétend avoir apporté l'idée d'un progrès spirituel pour la planète et ses habitants. Ce progrès devrait établir un royaume divin sur la Terre et supprimer tous les maux, y compris la maladie et la mort. C'est leur idéologie, et il est naturel qu'elle séduise le grand nombre. Mais, attention, ce n'est qu'une idéologie qui veut parvenir au Bien par opposition au Mal. Cet idéalisme est réactif et il se peut qu'il ne soit absolument pas en harmonie avec les lois cosmiques. S'il s'agit d'une illusion typique de l'Âge noir, alors, ceux qui la diffusent y ont un intérêt vital. Si on en croit la puissance qu'ils déploient pour nous convaincre de leurs idées, c'est que cette propagande doit leur assurer également un progrès. Vous comprenez cet objectif de haute politique ? Ils sont en train de mettre en place une civilisation entièrement centrée sur l'espoir du progrès matériel et de l'évolution spirituelle. Pourquoi le font-ils ? Pourquoi cet effort ? Pourquoi cette incroyable machinerie à conditionner les masses en les unifiant autour d'illusions flatteuses comme l'unité, la paix et la fraternité humaine ?

Il y a des illusions pour chaque type humain, depuis la brute jusqu'aux êtres les plus raffinés. Si vous n'êtes pas réceptif à telle illusion, vous répondrez à une autre mieux accordée avec votre état. J'ai décris plus haut comment ils s'y prennent pour nous accrocher.

UNDERCOVER: Il est assez facile d'échapper à une impression mentale d'un ordre dégradé ou trop négative, mais personne n'échappe aux illusions agréables surtout lorsqu'il s'agit d'idéaux apparemment nobles et humanistes.

M. BHODYOUL: Vous avez compris le problème des temps modernes. On ne peut échapper à la civilisation, même si on se réfugie dans une grotte. Il faut s'adapter et ouvrir l’œil pour ne pas se faire pincer. Celui qui s'abandonne risque de perdre son âme tout en croyant s'améliorer. C'est cela l'Âge noir. Mais je ne voudrais pas dramatiser outre mesure car je crois en la force de l'Esprit et en la délivrance ultime.

UNDERCOVER: Pouvez-vous faire un pronostic sur les prochaines échéances planétaires ? Qui va l'emporter ?

M. BHODYOUL: Je vous rassure immédiatement, sauf si vous ne partagez pas ma vision – ce qui se comprend très bien car nombre de personnes au cœur ouvert sont aujourd'hui la cible d'une illusion à double forme : soit par exaltation pour un monde meilleur, soit par dépression devant les perversités de l'époque. Les temps sont durs, et cette dépression exprime un refus de se laisser emporter par des illusions qu'on pressent vaines et finalement génératrices de déception. Voyez la misère des milieux new age, cette lutte pour « un mieux être » en s'accrochant à des régimes et à des techniques de développement personnel superficielles dont l'effet positif se manifeste surtout dès qu'on les abandonne. Vous me suivez ? Je vous passe les détails sur ce trafic.

Y a t-il un espoir que cela cesse ? Tout dépend de notre force intérieure pour refuser les sollicitations qui sont dans l'air du temps. Selon des sources fiables, la fraternité orientale va perdre la partie car une autre fraternité est actuellement occupée à enrayer le processus d'étouffement de la conscience.

UNDERCOVER: Enfin ! Voilà ce qu'il faut nous dire. Si vous me le permettez, je dirai que vous n'êtes pas un oriental pour rien. Vous avez l'art de nous amener au bord du gouffre pour mieux nous tendre la main au moment de la chute. Ainsi, vous dites que vos compatriotes lamaïstes vont perdre la partie car une autre fraternité va briser le plan du nouvel ordre mondial. C'est une perspective réjouissante pour ceux qui souffrent sous le joug du monde moderne.

M. BHODYOUL: D'abord une mise au point sur les moines tibétains. Mes compatriotes ne sont pas en cause, mais ils sont victimes de leur piété. On les opprime magiquement en les tenant en réclusion sous le carcan d'une religion rétrograde issue de l’Atlandide.

Ce sont les tulkus-fantômes qui sont coupables, ceux qui nous utilisent comme du bétail pour servir leurs visées politiques de conquête mondiale. Certes, ils n'ont pas encore abattu le joker qui devrait leur donner un peu de répit face à la fraternité qui va les anéantir.

UNDERCOVER: Jouez-vous au supplice chinois ou tibétain ?

M. BHODYOUL: Leur dernière carte, ce sera de proclamer que l'espérance de tous les peuples est enfin accomplie. Ce sera l'annonce internationale que le Christ est revenu sur Terre, et cela sous toutes les nuances des diverses cultures.

UNDERCOVER: Nous avons déjà parlé de cette affaire dans Undercover n°1, sous le titre Blue Beam qui est un projet de la NASA pour faire apparaître des êtres « célestes ».

M. BHODYOUL: Oui, ce projet envisage de produire des hologrammes imitant les divinités des panthéons religieux. Mais, avez-vous déjà pensé que la Loge orientale peut faire apparaître des anges et des êtres invisibles enrobés de lumière astrale ? Nos gardiens de « l'évolution » qui savent si bien nous influencer philosophiquement ont également le pouvoir de subjuguer des créatures des mondes invisibles et de les amener jusqu'au seuil de notre dimension par des méthodes magiques. Il ne s'agit donc pas uniquement de technologie. Les anges aussi se font emprisonner. Quoi qu'il en soit les frères orientaux ont préparés un être qu'ils nomment Maitreya – en usurpant le nom du Bouddha futur – afin de lui faire endosser le rôle du Messie. On ne sait d'ailleurs pas de quoi il va sauver la Terre puisque tous les problèmes ont été créés par la Loge orientale conjointement avec les loges d'Occident. D'abord, ils sabotent et, ensuite, ils viennent vendre leur service de dépannage. Ils sont menteurs par principe car il y des millions d'années qu'ils se sont engagés sur la voie de la tromperie, et ils sont condamnés à avancer au risque de disparaître. Mais il vient un temps où leurs abominations se retournent contre eux, et nous ne sommes plus éloignés de ce moment Toutefois, il faut qu'ils aillent jusqu'au bout pour que leur jugement soit scellé. C'est pourquoi, les puissances supérieures les poussent à s'enfoncer dans le mensonge et le blasphème.

UNDERCOVER: On ne leur retire pas leur permis de nuire ?

M. BHODYOUL: Il faut que le scandale arrive. D'abord, par respect pour le libre arbitre de l'humanité. Ensuite parce que les illusions nous aident à prendre conscience. La conscience est l'enjeu de l'univers. Tout cela est un jeu grandiose et la souffrance est aussi une illusion. Donc, une fraternité secrète qui ne travaille pas selon l'axe Est-Ouest – comme celle de l'Himalaya – s'oppose actuellement à la stratégie totalitaire du nouvel-âge et de l'ordre mondial.

Sincèrement, je n'en sais pas plus, et il ne faut pas risquer de trahir ce plan. Si cette fraternité rayonne du Nord au Sud, nous pouvons comprendre qu'elle croise l'axe Est- Ouest en des lieux où doit sévir une lutte titanesque entre ces deux groupes magiques.

J'ajouterai que cette fraternité du « Nord », s'il est approprié de la nommer ainsi, ne doit pas être confondue avec la fraternité spirituelle régulière qui s'occupe de la libération spirituelle de l'Humanité et d'où sont venus les grands messagers divins. Cette fraternité n'entre pas en lutte avec les puissances terrestres.

UNDERCOVER: Attendez. Nous aimerions savoir si cette fraternité du Nord, comme vous l'appelez, a pour but d'imposer un gouvernement mondial ?

M. BHODYOUL: Pas du tout, sinon elle ne s'opposerait pas à la Loge orientale qui alimente les illusions mondialistes. La fraternité du Nord poursuit un but autre, mais en l'absence d'informations directes, nous sommes réduits à des conjonctures. Je crois qu'en réfléchissant aux différentes thèses, on doit pouvoir dégager la vérité. Si vous faites la liste des nombreuses illusions propagées par la Loge orientale, vous pouvez trouver le but de l'autre fraternité par élimination des possibles. Parle t-on du retour du Christ ou d'un nouvel ordre mondial ? Parle t-on d'une religion mondiale unique ? Parle t-on d'une société socialisée technocratique ? Parle t-on d'une utopie égalitaire ? Parle t-on d'une grille de lumière encerclant la Terre et de maîtres ascensionnés à la manière du new age ? Alors, il ne s’agit pas de la fraternité du Nord, mais la propagande des sempiternels amuseurs du toit du monde.

Le programme de cette fraternité secrète n'est pas politique, mais elle veut simplement remettre les conditions planétaires en harmonie avec les lois universelles. Plutôt que d'imposer un programme politique, elle tente d'écarter les dangers les plus menaçants. Il s'agit donc d'une force pacifique qui va corriger les erreurs et les excès de la Loge orientale et d'autres groupes d'Illuminati.

Cette fraternité dispose d'une magie puissante mais qui ne viole pas les lois naturelles et la conscience humaine.

L'apparition de cette fraternité a jeté la Loge du Tibet et le lamaïsme dans une grande frayeur, car ce groupe a engagé une guerre totale contre ces manipulateurs. C'est pourquoi, les maîtres de l'ordre mondial sont occupés à s'armer jusqu'aux dents et qu'ils ont placé des engins de surveillance aux quatre coins du monde pour tenter d'identifier le moindre mouvement qui les menacerait.

Un initié a écrit : « La fraternité lamaïste tentera de regrouper les forces dispersées, tentative qui entraînera inéluctablement une production intensive d'énergie. 

Le monde matériel est peuplé par différentes formes de vie ; il en est de même en ce qui concerne l'au-delà.
Cette lutte formidable pour l'existence adoptera de plus en plus le caractère d'un camp retranché. La fraternité lamaïste tentera, au moyen de la magie, d'accroître artificiellement jusqu'à une chaleur de fièvre la tension nerveuse orageuse qui a prédominé dans le monde pendant si longtemps, afin d'inciter l'humanité à des actions abjectes qui seront ensuite amèrement regrettées.

Si cette tentative échoue – comme nous l'espérons et le croyons – il se développera au sein de la fraternité lamaïste un état de crise qui provoquera des actes désespérés. Ceux-ci se manifesteront par des phénomènes de feu violents dans l'atmosphère, résultant de la formidable contrainte de volonté des magiciens qui imposent leurs impératifs à l'humanité. » Voilà une déclaration de Dwjal Khool – dit le Tibétain – qui fut le porte-parole de la Grande Loge Blanche jusqu'au seuil des années 50. Il communiqua par le truchement d'Alice Bailey qui transcrivit ses messages. Ses enseignements constituent la bible des gourous et channels du new age.

Ici, le Tibétain fait l'apologie de la bombe atomique considérée comme une arme divine. Cet aveu est la preuve irréfutable de la folie criminelle des magiciens, prêts à faire sauter le monde pour instaurer leur nouvel ordre mondial.

Pour celui qui comprend ce que signifie le viol de l'atome, fondement de l'ordre naturel, il ne peut être question de compromis ; l'énergie nucléaire ouvre le puits de l'abîme.

Ces magiciens ont fait main basse sur le lamaïsme et sur nombre d'organisations initiatiques et religieuses. Ils se font passer pour les incarnations de Jésus, Bouddha, Krishna, Hermès, Zoroastre, Pythagore et même de Georges Washington ou Jeanne d'Arc. Ils annoncent que leur manifestation publique est imminente. Elle commencera par l'apparition du Christ-Maitreya, chef de leur religion mondiale. C’est une parodie grossière du retour du Christ. D'innombrables êtres ont été bernés à travers le nouvel-âge et la promesse d'un âge d'or. Une armée de faux-prophètes aveugles guide les inconscients sur les voies de l'illusion.

La Grande Loge Blanche a étendu son influence à tous les organismes internationaux : l'ONU, l'Unesco, l'Organisation Mondiale de la Santé, entre autres, et les cercles mondialistes où ses agents Illuminati œuvrent à la réalisation de son plan dans les sphères financières, politiques et culturelles.

Des adeptes du Tibétain prétendent que nos critiques font le jeu de la « Loge noire », mais ils doivent comprendre que, de notre point de vue, leur « Grande Loge Blanche » n'est qu'un relais de la puissance obscure. La Loge Blanche est un département de la Loge Luciférienne qui est divisée en « noir et blanc ». Les spiritualistes sont dupés par les apparences de sagesse et la casuistique jésuitique du Tibétain.
La déclaration de Dwjal Khool sur la bombe atomique ne résiste pas plus à l’analyse philosophique qu'au bon sens moral. Elle révèle que les magiciens du Tibet sont aux abois, et qu'ils sont prêts à semer le chaos et la terreur.

Les arguments du Tibétain constituent un jugement sévère pour ceux, qui malgré la pathologie grave de ces doctrines, tentent de les justifier. « La fission de l’atome » est du satanisme pur. Pourquoi l'énergie atomique à des fins « spirituelles » ? La Loge orientale a besoin d'élever le niveau de radioactivité pour accentuer son contrôle sur l'humanité. C'est un programme de pollution pour nous mettre « sous tension ». Surenchérissant sur les avantages de la bombe atomique, le Tibétain avoue, à un autre endroit, que les « explosions atomiques souterraines permettent d'éliminer d'invisibles adversaires ». De quoi s'agit-il ? Des recherches ésotériques montrent que les adeptes de la Loge orientale tentent de détruire des fraternités qui ne veulent pas entrer dans leur jeu ou qui s'y opposent. Nous comprenons ainsi que la fonction secrète de la force de frappe atomique est d'alimenter une guerre occulte sous couvert d'expériences « pacifiques ». Merci, Monsieur le Tibétain !


ANNEXE: LA LIBERATION DE L'ÉNERGIE ATOMIQUE
Communication du « Tibétain », le 9 août 1945

« Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir du plus grand événement spirituel qui se soit produit depuis l'apparition du règne humain, le quatrième règne.
Je veux parler de la libération de l'énergie atomique, telle qu'elle est relatée, cette semaine, dans les journaux du 6 août 1945, et ayant trait au bombardement du Japon.

Il y a quelques années, je vous avais dit qu'une ÈRE NOUVELLE serait introduite par les savants et que l'instauration du royaume de Dieu sur terre serait précédée par la réussite de recherches scientifiques. Ce premier pas a été accompli par la libération de l'énergie atomique, et ma prophétie a été justifiée en cette année très importante, l'An de Grâce 1945.
L'attention de l'homme est généralement braquée sur les aspects externes de la vie. Néanmoins, toutes les découvertes, telles que celles qui impliquent la révélation de la radioactivité ou celle qui fut annoncée cette semaine, et qui fait époque concernant les premiers pas de la domestication de l'énergie cosmique, sont toujours le résultat d'une pression interne, émanant de Forces ou Vies se trouvant dans des sphères supérieures. Ces pressions elles-mêmes fonctionnent selon les lois de l'Esprit et non seulement selon ce que l'on appelle les lois naturelles ; elles sont le résultat du travail d'impulsion de certaines grandes Vies, en rapport avec le troisième aspect de la divinité, l'aspect intelligence active, et s'attachant à l'aspect substance ou matière de la manifestation. La motivation de telles activités est issue de Shamballa.

Il y eut un afflux clairement dirigé d'énergie extra-planétaire libérée par les seigneurs de libération qui avaient été invoqués avec succès ; l'impact de cette énergie sur la substance atomique, base de recherche des savants, y apporta des modifications, ce qui leur permit de réussir.

Un effort concerté fut entrepris par un certain nombre de disciples travaillant dans des ashrams de cinquième et septième rayons, ce qui leur permit d'impressionner le mental de disciples moins avancés du domaine scientifique, et de les aider à surmonter les difficultés infranchissables qu'ils rencontraient.
La libération de l'énergie de l'atome en est encore à un stade extrêmement embryonnaire ; l'humanité ne sait guère l'étendue ou la nature des énergies qui ont été tirées de l'atome et libérées. Il y a beaucoup de types d'atomes constituant « la substances du monde » chacun peut libérer son propre type de force ; c'est l'un des secrets que l'âge nouveau révèlera, toutefois un bon et solide début a été fait. Je voudrais attirer votre attention sur les mots « libération de l'énergie ». C'est Cette libération qui est la note-clé de l'ère nouvelle, de même qu'elle a toujours été la note-clé de l'aspirant orienté spirituellement. Cette libération a commencé par libérer un aspect de la matière ainsi que certaines des forces de l'âme au sein de l'atome.

Pour la matière, cela a été une grande et puissante initiation analogue à celles qui libèrent l'âme des hommes.

Dans ce processus d'initiation planétaire, l'humanité a fait descendre son travail de sauveur du monde dans le monde de la substance, et a affecté les unités primordiales de Vie dont sont faites toutes les formes.

Vous comprendrez maintenant le sens des mots employés par tant d’entre vous dans la seconde des Grandes Invocations: Pour la force salvatrice, l’heure de servir est arrivée. Cette force salvatrice est l'énergie que la science a libérée, tout d'abord pour la destruction de ceux qui continuent (s'ils le font) à défier les Forces de Lumière travaillant par la voie des Nations Unies.

Puis, à mesure que le temps passera, cette énergie libérée introduira la nouvelle civilisation, le monde nouveau et meilleur et des conditions plus délicates et plus spirituelles, les rêves les plus élevés de ceux qui aiment leurs semblables peuvent devenir des possibilités pratiques, par le juste emploi de cette énergie libérée, si les vraies valeurs sont enseignées, mises en lumière et appliquées à la vie quotidienne. Cette « force salvatrice » vient d'être mise à la disposition de la science, et la prophétie que j'ai faite antérieurement est justifiée. »

Dans la prophétie, parue en 1934, dans le livre d'Alice Bailey, Traité sur la Magie Blanche, le Tibétain déclare :

« On pourrait noter ici que trois grandes découvertes sont imminentes qui, pendant les deux prochaines générations, vont révolutionner la pensée et la vie modernes. L'une est déjà pressentie et fait l'objet d'expériences et de recherches, la libération de l'énergie atomique. Ceci modifiera complètement la situation économique et politique du monde.

C'est aux Nations Unies qu'il incombe d'empêcher le mauvais emploi de cette énergie libérée, et de veiller à ce que son pouvoir ne soit pas prostitué à des fins égoïstes et à des buts purement matériels. Il s'agit d'une « force salvatrice » et elle a le pouvoir de reconstruire et de réhabiliter. Son juste emploi peut abolir la destitution, apporter le confort à tous sur la planète ; son expression, sous forme de mode de vie juste, si elle est motivée par de justes relations humaines, produira beauté, chaleur, couleur, abolition des formes actuelles des maladies, suppression pour le genre humain de toutes les activités qui impliquent la vie ou le travail sous terre. Elle mettra fin à l'esclavage humain, à toute nécessité de travailler ou de se battre pour acquérir des possessions et rendra possible un genre de vie qui laissera à l'homme la liberté de poursuivre les buts plus élevés de l'esprit. ( OUF ! )

Mais, mes frères, certains hommes lutteront pour l'empêcher ; les groupes réactionnaires de tous pays n'en reconnaîtront pas la nécessité, et ne désireront pas ce NOUVEL ORDRE MONDIAL que la libération de l'énergie cosmique peut rendre possible.

Cette nouvelle énergie libérée peut se révéler être une « force salvatrice » pour toute l'humanité, supprimant la pauvreté, la laideur, la dégradation, l'esclavage et le désespoir ; elle détruira les grands monopoles, supprimera la malédiction du travail ouvrier, et ouvrira la porte à l'ÂGE D'OR que les hommes attendent. Quand ces conditions nouvelles et meilleures seront établies, les hommes seront alors libres de vivre et de se mouvoir dans la beauté, et de chercher « le Chemin de Lumière ».

Extrait de Extériorisation de la Hiérarchie d’Alice BAILEY, médium de DJWAL KHOOL – éditions Lucis Trust

dimanche 25 septembre 2011

Les races des Annunakis et des Reptiliens . Accrochez vous ;)...

Je mets cet article avec un avertissement.
Il y a sur internet une série de vidéos qui parle des différentes races des Annunakis et Reptiliens. La personne qui parle à l'air d'être "bien informé".
Les Annunakis et les Reptiliens étant des sujets qui font travailler la fantaisie de beaucoup de personne, il faut faire donc très attention.
C'est pour cela que je vais mettre ici les vidéos et leurs descriptions dans le seul but de servir de point de départ pour des recherches pour ceux qui s'y intéressent.
Comme je vous l'ai dit, je ne sais pas si tout est vrai, et cet article sert juste de "pro-mémoire" à de futures recherches.
Et comme l'a dit mon ami qui m'a fait découvrir ces vidéos : "Accrochez vous ;) ...."


Les Annunakis

Introduction


Les Annunakis Jéhoviens et races dérivées

Les Annunakis Jéhoviens proviennent d'Aveyon dans la Lyre, de Sirius A, d'Arcturus, d'Alpha Centauri, d'Andromède et d'Orion (Trapèze). Ce sont les entités qui ont le plus infiltré et déformé, de loin.

La souche pure (sans hybridation) et originelle des Annunakis est est parmi les Jéhoviens. Leur champ morphogénique ressemble à des dauphins hominidés et ils sont originaires de Sirius A.

Les autres principales races dérivées des Jéhoviens sont :
- Les Jehovaniens
- Les Ophanium, appelés aussi Néphites ou Nohassim ou encore Zadok ; relatés dans le "Livre de Mormon"
- Les Schriki-el incarnés sur la Terre en dauphins
- Les Siriens
- Les Arcturiens
- Les Lyriens (il y a aussi des Gardiens avec le même nom)
- Les Morantiens (Nephilim)

Les Annunakis Lucifériens

 
Les Annunakis lucifériens sont issus de Vega dans la Lyre, d'Alcyone et de Sirius A.

Les principales races sont :
- Belikudyem
- Borjha (forme de petits hominidés bleus)
- Belimahatma (selon les critères esthétiques humains, apparence humaine parfaite, d'une grande beauté physique, blonds ou bruns avec des yeux bleus (exemple : iconographie d'Ashtar) et apparaissant souvent avec des robes blanches)

Satan 

Ce groupe a pour nom "Marduke-Dramin-Annunakis Satain" (du nom d'une lignée Annunakis) ou plus simplement "Satan".
Ils sont en provenance d'Alpha Centauri, Sirius B, Alnilam (Orion), Alpha Draconis et Nibiru.

Les races principales sont :
- "Dramin Dragon Queen" (Annunakis hominidé reptilien insectoïde)
- "Sathosah" (Annunakis Siriens humanoïdes à cheveux noirs, peau olivâtre et nez crochu [ça a donné l'iconographie des sorcières])

Marduke-Annunakis Lucifériens

Ce groupe a un nom composé qui provient de ses deux familles d'affiliation, ce sont les Marduke-Annunakis lucifériens.
Ils sont en provenance d'Alpha Omega Centauri, de Nibiru et de Tiamat.

Les principales races sont :
- "Vichoritz" (aspect morphogénique reptilien insectoïde hominidé)
- "Vichor" (aspect humanoïde blond platine, très clair), hybride Vichoritz-Annunakis Pléiadiens (voir Annunakis Lucifériens)


Enlil (Hybrides Odicron-Annunakis) 

Ce groupe s'appelle "Enlil-odicron-Annunakis" (donc hybrides Odicron [voir Reptiliens] et Annunakis) ou plus simplement "Enlil".

Ils sont en provenance de Tiamat, d'Avalon (Lyre) et de Nibiru.

Les principales races sont "Enlil" et "Belikudyem" (cf reptiliens part3 : les Odicron).

Leurs apparences (champ morphogénique) sont très proches, comme décrit précédemment (reptilien ailé hominidé).

Enki (Thotiens)

Ils sont originaires de Nibiru, de Tiamat et d'Aveyon (Lyre).

Les races principales sont les Amealiens, Enki, Thot-Enki (lignée "Lulitan" de Thot), les Essessani.

Il s'agit de la force dominante dans le gouvernement mondial Illuminati.

 


Les Reptiliens

Les Draconiens

Il y a plusieurs races de reptiliens :
Les Draconiens (décris dans cette vidéo)
Des hybrides Reptiliens-Zetas (décris dans les vidéos sur les Zetas, ce sont les Rutilia).
Les Chupacabras ou Phalzants http://fr.wikipedia.org/wiki/Chupacabra
Marduke (hybrides avec les Annunakis) (décris dans Les Annunakis part5)
Les Dracos (hybrides draconiens-humains) (décris dans reptiliens part2)
Les Odicron (décris dans la partie 3)
Les Thetans (décris dans la partie 4)

Les Draconiens proviennent d'Alnitak (nom scientifique ζ Ori), d'Alnilam (nom scientifique ε Ori) et de Bellatrix (γ Orionis) dans la constellation d'Orion, et de Thuban (nom scientifique α Draconis) (étoile polaire en 2700 av. J-C) dans la constellation du Dragon.

Les Dracos 

Créés par hybridations forcée avec les humaines il y a 1 million d'années.
Leur lieu d'origine est donc la Terre.
Les membres d'une des races Dracos, appelée Nefedem, sont capable de changer de forme et d'adopter celle qu'ils désirent (le fameux "shapeshifting").

Les Odicrons 

 
Les Odicrons proviennent d'Alnilam (nom scientifique ε Ori) (comme les Draconiens) dans Orion, et de Vega dans la Lyre.

Il y a trois races principales :
- La première qui a donné le nom générique de ces entités, dont l'apparence est reptilien ailé hominidé
- La deuxième connue sous le nom d'Enlil (hybride Odicron-Annunakis Niburiens)
- La troisième connue sous le nom de Belikudiem (hybrides Odicron-Annunakis-Humains).

Les Thetans 

En provenance de Theta Orion.

Les technologies reptiliennes (GRAVITRON ET LA TECHNOLOGIE SEUIL (treshold en anglais)

(Texte écrit par l'auteur des vidéos)
Toutes les informations suivantes sont réelles et partagées p(ar de nombreux initiés à travers le monde. Obtenues grâce à l'activation des sens supérieurs de l'humain et confirmés par les annales akashiques, elles vous sont aujourd'hui partagées et mise en lumière.

 Ceci est donc le début pour de nombreuses recherches si vous voulez, mais souvenez vous toujours de ne pas tomber dans le "délire" .

Bon travail....